Mon expérience dans une start-up à impact

Immersion dans l'univers du réutilisable

La petite main derrière les articles de Pandobac, c’est moi ! Je m’appelle Violaine Zeyen et j’ai rejoint la start-up au début du mois de mars 2020 pour la seconde partie de mon stage de césure.

A la suite de ma spécialisation en développement durable au cours de mes études de commerce, j’avais envie de concret et de rejoindre les rangs d’une petite structure pour expérimenter les problématiques sur le terrain !
Après avoir cherché dans le domaine de la logistique, un secteur très polluant où de nombreuses améliorations sont envisageables, j’ai trouvé mon bonheur avec Pandobac qui propose une perspective zéro déchet au transport des marchandises. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre, j’ai donc embarqué pour 4 mois d’immersion entrepreneuriale. 

Entrepreneuriat

La démarche zéro déchet :

L’univers du “zéro déchet” s’articule autour de 5 principes, ordonnés précisément comme suit :

 

Refuser (ce dont tu n’as pas besoin), Réduire (ce dont tu as besoin), Réutiliser (ce que tu consommes), Recycler (ce que tu ne peux ni refuser, ni réduire, ni réutiliser), Composter (le reste).

démarche zéro déchet

Cette démarche lutte contre le gaspillage et le recours au jetable. Elle s’applique dans la sphère privée via la transformation des comportements individuels et intervient également dans l’industrie de façon générale en proposant une gestion alternative des déchets et en modifiant les processus de production, le tout pour convenir aux 5 instructions énoncées plus haut.

Adopter ce mode de vie relève d’un choix personnel et démontre un engagement écologique. L’application de ce dernier nécessite peu de ressources dans la majorité des cas (généralement du temps et de la motivation). Le tout pour mettre en place des actions concrètes et accessibles dont les retombées sont facilement observables.

J’ai le sentiment que chacun a la possibilité d’adapter son comportement pour inclure une démarche zéro déchet à son mode de vie. Sans nécessairement atteindre une perfection utopique, il est possible de contribuer individuellement, de prendre ses responsabilités et de faire évoluer ses pratiques de consommation.

Evolution consommation

Le meilleur déchet reste celui qu’on ne produit pas. 

Il est vrai que je ne prône pas la radicalité. Néanmoins, j’estime qu’il est important, tant pour notre qualité de vie actuelle que celle des générations futures, d’agir pour préserver notre patrimoine naturel. Être “zéro déchet” est un geste engagé qui s’accompagne de contraintes : il revient à renoncer à sa liberté personnelle de consommer “tout et n’importe quoi” et de polluer sans compter.
Toutefois, ces contraintes se solderont par la préservation de la vie humaine sur Terre et ce, dans de meilleures conditions. Comme le dit Aurélien Barrau, astrophysicien et philosophe français, on pourrait comparer cette “contrainte” à celle d’un enfant à qui on empêche de casser son jouet afin qu’il puisse interagir avec plus longtemps. 

Pandobac - Solution logistique zéro déchet

Dans cette démarche d’investissement personnel, inspirée de la métaphore du colibri, j’ai rejoint Pandobac en Mars 2020 pour la deuxième partie de mon année de césure.

Marché fermier

J’avais pour objectif de me familiariser avec les acteurs et le fonctionnement de la chaîne logistique alimentaire française, chose qui a été possible en m’entretenant directement avec des producteurs, des grossistes et commerçants… Je souhaitais également comprendre les freins au changement, les craintes et les us et coutumes du secteur…

Je retiens de mon expérience de business developper l’importance de la persévérance. Que la stratégie choisie soit ascendante (“bottom-up”) ou descendante (“top-down”), il convient d’apporter un soin particulier à la façon dont l’interlocuteur sera contacté. 

Appliquée à Pandobac la stratégie ascendante correspond au fait de solliciter des acteurs opérationnels en fin de chaîne, c’est à dire des restaurateurs. Pour ce qui est de la stratégie descendante, elle concerne les professionnels à échelons subordonnés ayant la possibilité d’améliorer les consignes prescrites. Il s’agit dans ce cas des politiciens.

Une fois la stratégie définie, il est important de cibler pertinemment son prospect afin de solliciter au mieux son temps et d’avoir un échange constructif .

Mais ce dans quoi je place le plus d’espoir est l’atteinte d’une masse critique. La masse critique est le nombre minimal de convertis requis pour permettre le processus de diffusion de la solution Pandobac.
 

L’atteinte de cette dernière rendrait possible un “effet de seuil”, c’est-à-dire le moment à partir duquel une logistique responsable/zéro déchet devient la norme.

Foule - Masse critique

Néanmoins, pour que cette ambition devienne réalité, il est nécessaire qu’un certain nombre de professionnels intègrent Pandobac à leurs processus.

Cette expérience a donné lieu à de très belles découvertes. L’ESS, Economie Sociale et Solidaire, est un écosystème avec des valeurs qui me sont chères et qui regroupe des passionnés engagés dont il est stimulant de s’inspirer.

Pandobac est l’une des structures de ce milieu et son impact direct m’a motivée pour rejoindre l’équipe. En effet, dès que la solution est implantée, il est possible de constater les retombées et de calculer la quantité de déchets qui n’aura pas été générée. Des mesures chiffrées qu’il est difficile de contester.

Enfin, comme dans de nombreux projets entrepreneuriaux, Pandobac est une aventure humaine qui donne lieu à de nombreuses rencontres. Et, lorsqu’une personne accepte de faire confiance, reconsidère ses a priori ou se sensibilise à l’environnement cela donne tout son sens à la démarche et permet de partager ses convictions

Partage

Le monde d’après :

La crise sanitaire et le retour massif au jetable me préoccupent pour différentes raisons. L’urgence de la situation donne lieu à des associations incorrectes, par exemple “jetable” et “hygiène”. En effet la consommation d’objets jetables a fortement augmenté pour permettre de se protéger contre les risques sanitaires alors que d’autres options réutilisables existent et ne sont pas considérées, jugées à tort comme à risque…

 

Similairement, il est possible d’observer le retour de comportements dangereux pour l’environnement (comme par exemple le recours au plastique à usage unique).
Particulièrement en cette période, je constate à quel point il est rapide de retourner à ses anciens comportements ou de céder à la facilité. Ce “retour en arrière” est préoccupant… 

 

Néanmoins, j’ai espoir en le monde d’après crise. Le confinement a donné lieu à de belles initiatives de solidarité, le lien social a été renforcé et nous avons consommé davantage de produits locaux.

Cet épisode nous a fait prendre conscience de la force de la Nature et d’à quel point elle peut bouleverser nos modes de vie, d’où l’importance d’agir pour la préserver. 

 

Au même titre que de nombreux jeunes, cette crise a renforcé mon désir de m’engager pour la planète à travers mon activité professionnelle. Il me tient à coeur d’intégrer une entreprise responsable et mobilisée face aux enjeux actuels et d’entreprendre des actions à impacts positifs. 

Océan
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